Le samedi 24 mai, le groupe Avon en Commun était mobilisé à Fouju pour dire son opposition au projet de campus d’intelligence artificielle. Derrière les promesses de modernité se cache un projet démesuré, imposé à marche forcée : 50 milliards d’euros, 90 hectares de terres agricoles bétonnées, 11 bâtiments de 20 mètres de haut. Financé par un fonds souverain des Émirats arabes unis et par Nvidia, ce mastodonte est prévu pour 2028, et le gouvernement a tout accéléré pour réduire les recours citoyens.
50 Mds€
de coût pour un seul site privé
90 ha
de terres agricoles bétonnées
15 t
de PFAS rejetées chaque année
1 EPR
l’équivalent de sa consommation
Une consommation électrique délirante
La consommation prévue équivaut à celle d’un réacteur nucléaire EPR, soit un cinquième de toute l’électricité d’Île-de-France, pour un seul site privé. Pendant ce temps, on demande aux Français de baisser le chauffage à 19 degrés. C’est l’écologie à deux vitesses.
Des rejets toxiques pour les riverains
Le projet rejetterait quinze tonnes de PFAS dans l’air chaque année. Ces polluants éternels, on les retrouve dans l’eau et dans le sang. En cas de panne, les 613 groupes électrogènes cracheront des niveaux toxiques de dioxyde d’azote. Les riverains de Fouju et les futurs détenus de la prison voisine de Crisenoy seront en première ligne.
Notre souveraineté alimentaire sacrifiée
Ce sont 90 hectares de bonnes terres agricoles qui seraient bétonnées pour toujours. C’est notre souveraineté alimentaire qu’on sacrifie, les nappes phréatiques détruites, les paysans d’Île-de-France mis dehors, pour un pari spéculatif technologique.
Le projet est financé par les Émirats, dépend des puces américaines Nvidia, et ne promet que 500 emplois précaires. Le FMI alerte pourtant : l’IA va percuter 60 % des emplois.
Nous étions à Fouju pour dire non
L’Autorité environnementale elle-même juge ce projet « hors normes », et le gouvernement a fui les questions au Parlement. Avon en Commun continuera de porter cette opposition, aux côtés des habitants et des paysans, pour défendre nos terres et notre avenir commun.
