Ce jeudi 13 août, nous étions place de la préfecture de Seine-et-Marne, à Melun, aux côtés des associations Futur et Projet Animaux Zoopolis, pour dire notre opposition aux tirs dits sanitaires ordonnés dans la forêt de Fontainebleau. Après l’incendie de la mi-juillet qui a ravagé deux mille hectares et une part immense de l’habitat de la faune sauvage, la réponse de l’État se résume à mandater un lieutenant de louveterie pour abattre les bêtes blessées, sans que les vétérinaires ni les centres de soins aient été consultés. Les animaux brûlés subissent une triple peine, le feu, la canicule et désormais la chasse.
C’est pourquoi Avon en Commun se joint à l’appel national pour un moratoire de la chasse dans l’ensemble des territoires incendiés et invite à signer la pétition « Pas de fusils sur les cendres ». Nous demandons également à la préfecture de lever cet arrêté et d’autoriser les interventions encadrées des organisations de secours. Nous réclamons enfin une véritable place pour la société civile et pour la démocratie environnementale dans le plan de préservation et de réouverture du massif.
Nous saluons, parmi d’autres, la prise de parole du collectif Pour une Forêt Vivante, ancré à Fontainebleau et à Avon, ainsi que celle d’un Avonnais engagé de longue date dans la préservation de la nature. Leur mobilisation rappelle que la défense du massif se joue aussi ici, chez nous. Avon en Commun était à leurs côtés ce matin, et le restera.
